L'affaire PDM

Lors du tour de France 1992, en deux jours, tous les coureurs de l'équipe PDM abandonnent la compétition. Tous présentent les mêmes symptômes : fièvre, fatigue intense, troubles digestifs, fréquence cardiaque accélérée, douleurs dans les muscles et articulations. L'analyse sanguine montre un taux de globules blancs élevé. Elle laisse penser à une infection virale.
Dès le lendemain, les dirigeants de l'équipe tentent une explication puis d'autres. C'est tour à tour une climatisation défectueuse de l'hôtel puis une intoxication alimentaire dans un autre hôtel qui seraient à l'origine du mal. Problème, l'encadrement logé à la même enseigne n'est pas touché.
Le lendemain de la dernière tentative d'explication, ce n'est plus un virus qui est mis en cause mais une bactérie. 10 jours plus tard, les responsables seraient les boissons de course qui auraient été infectées par la salmonelle. Ceci expliquerait pourquoi seuls les coureurs ont été contaminés. Encore une semaine plus tard, les boissons sont innocentées. En effet, il faut à présent expliquer le fait que les coureurs n'aient pas subi de diarrhées. Nouveau coupable, une injection d'intralipides (solution à base de lipides destinée à reconstituer les stocks énergétiques) aurait été infectée car non tenue dans un endroit réfrigéré. Les explications s'arrêteront là.
Moins d'un mois après l'affaire, Erik Breukink, le leader de l'équipe, déclare que les coureurs ont été contraints de mentir.
En fait, deux explications beaucoup plus plausibles ont été avancées par d'autres médecins. La plus probable incrimine la prise d'EPO. En effet, l'ingestion massive d'EPO peut s'accompagner d'un syndrome grippal identique à celui observé sur les coureurs de l'équipe PDM.
A propos, il est indiqué sur la notice des Intralipides, que les flacons non entamés peuvent être conservés à température ambiante.

source: http://www.volodalen.com/
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# Posté le mardi 26 juillet 2005 18:24

La mort de Tom SIMPSON dans le Mont Ventoux

13 juillet 1967, 17h30. Tom Simpson s'effondre dans la pierraille du Mont Ventoux. Qui ne se souvient des mètres parcourus par le coureur dans un état comateux,victime d’un cocktail d’amphétamines, de cognac et d’épuisement tanguant d'un bord à l'autre de la route, s'écroulant sur un talus, remis en selle par les spectateurs, puis s'effondrant définitivement, sans connaissance, sur un lit de caillasse, de pierres brûlantes, chauffées par le soleil. Son lit de mort.
Tout a été dit et écrit sur ce drame qui frappa le peloton en plein coeur, tant Simpson, gai luron et garçon attachant, était unanimement apprécié. Il marqua également les esprits, en soulevant à nouveau la question du dopage. Tout cela est vrai. Mais le «Major Tom» ne fut pas que la victime du Ventoux. Il fut aussi le premier grand coureur britannique sur route.
A seulement 24 ans, il avait connu les bonheurs et les honneurs du maillot jaune pendant une journée. Le seul de sa carrière. Sixième du classement final, il s'était affirmé comme un futur vainqueur potentiel.
L'année de sa disparition, Simpson avait atteint une certaine plénitude dans l'exercice de son métier. Ses victoires dans Milan San Remo ou le Tour des Flandres l'avaient convaincu que ce Tour 67 pouvait être le sien. On connaît la suite. «Le plus grand coureur que la Grande-Bretagne ait connu est mort d'un coup de ce soleil où il s'était fait une place», écrivit magnifiquement Antoine Blondin dans sa plus triste chronique.
Une stèle rappelle ces moments terribles. Un bloc de granit sur lequel sont gravés ces mots: «A la mémoire de Tom Simpson, médaillé olympique, champion du monde, ambassadeur sportif britannique décédé le 13 juillet (Tour de France 1967). Ses amis cyclistes de Grande-Bretagne». Aujourd’hui la rumeur court: à l’endroit où la stèle est érigée, le cœur des coureurs augmenterait soudainement de quelques pulsations.


Voici un article retraçant le film de l'étape durant laquelle est mort Tom Simpson

Il fait très chaud ce 13 juillet. Plus de 40°. A la sortie de Bedoin, deux hommes se portent en tête : Poulidor, tombeur du Ventoux deux ans plus tôt, et Jimenez. Profitant des premiers lacets, l'Espagnol attaque. Poulidor s'accroche. Huit autres coureurs (le Maillot Jaune Pingeon, Gimondi, Aimar, Janssen, Simpson, Balmanion, Letort et Castello) parviennent à rejoindre le duo de tête au prix d'un violent effort. Jimenez accélère encore. Poulidor s'accroche toujours.
A la hauteur du Chalet Reynard, les deux hommes sont à nouveau seuls. Le groupe de poursuivants se scinde en deux. Pingeon, Gimondi, Simpson, Balmanion et Janssen précédent Aimar, Letort et Castello. La chaleur est accablante. Simpson semble plus atteint que ses compagnons. Le Britannique décroche. Il est rejoint par Aimar et Letort. Simpson tente à plusieurs reprises de se dresser sur les pédales pour se relancer. En vain.
A l'avant, Jimenez finit par lâcher Poulidor. Le Français est rattrapé par le Maillot Jaune, Gimondi, Janssen et Balmanion. Jimenez passe le sommet en tête. Ses poursuivants atteignent l'observatoire une minute plus tard.
Deux kilomètres plus bas, Simpson, livide, les yeux fixes, progresse au ralenti en zigzaguant. Il tombe une première fois. Des spectateurs le remettent en selle. Simpson repart dans un mouvement d'automate, mais s'écroule à nouveau dans la pierraille. Un spectateur commence un bouche à bouche peu avant l'arrivée du Docteur Dumas, le médecin officiel du Tour. La tentative de réanimation dure quarante minutes. Sans espoir. Deux à trois cents personnes forment un cercle, ignorant sans doute qu’un homme est en train de mourir. Sur la route, une trentaine de coureurs attardés passent sans un regard, trop préoccupés par leur propre souffrance. La mort de Tom Simpson est officiellement prononcée à 17 heures 40. La découverte de plusieurs tubes d'amphétamines dans le maillot du vaillant Tom, et le résultat de l'autopsie ne laissent place à aucun doute sur l'origine du décès.

Deux ans auparavant, lors d’une interview accordée au journal " The People ", Tom Simpson avait reconnu qu’il se dopait déjà. Cette déclaration, faite par un coureur professionnel, n’avait alors choqué personne dans le monde du cyclisme.




sources: http://eurosport.tf1.fr
http://www.alexpages.net

# Posté le mardi 26 juillet 2005 18:11

Fausto COPPI

Ange Coppi, dit Fausto est un cycliste, né le 15 septembre 1919 à Castellania Piémont Italie, décédé à Tortona le 2 janvier 1960. Il est enterré à l'église de Castellania.
Ses succès étaient d'abord dus à un physique exceptionnel : capacité pulmonaire de 6,5 litres ; 44 pulsations cardiaques à la minute au repos.
Le palmarès de Fausto Coppi atteint les 145 victoires, ce qui est exceptionnel, si l'on tient compte du ralentissement de sa carrière due à la Seconde Guerre mondiale.
En 1949, il remporta le challenge Desgranges-Colombo (terminant second du classement en 1952), qui récompensait par addition de points acquis dans les grandes épreuves de la saison le meilleur cycliste sur route de l'année.
Serse Coppi, cadet de trois ans de Fausto, remporta l'édition Paris-Roubaix de 1949, avant de décéder lors du Tour du Piémont en 1951.


Palmares:

1939
6 victoires, dont le Tour de Penice ; 3e du Tour du Piémont

1940
3 victoires : Championnat d'Italie de poursuite ; Giro ; 11e étape ; Circuit des Trois Vallées Varésines

1941
6 victoires, dont : Championnat d'Italie de poursuite ; Tour d'Émilie ; Tour de Toscane ; Circuit des 3 vallées Varésines

1942
2 victoires : Championnat d'Italie de poursuite, Championnat d'Italie sur route Record de l'heure, à Milan : 45,87 km

1945
5 victoires, dont le Grand-Prix de Lugano

1946
9 victoires, dont : Milan-San Remo, le Tour de Lombardie, Grand prix des Nations, le Grand-Prix de Lugano, le Critérium Mondial (de Paris), et les 5e, 14e et 15e étapes du Tour d'Italie

1947
15 victoires, dont : le championnat du monde de poursuite, le championnat d'Italie sur route, le championnat d'Italie de poursuite ; le Tour d'Italie (avec les 4e, 8e et 16e étapes), le Tour de Lombardie, le Grand-Prix des Nations, le Tour d'Émilie, le Tour de Romagne, la 5e étape du Tour de Suisse ; lauréat du Trophée Gentil.

1948
7 victoires, dont : le championnat d'Italie de poursuite ; Milan-San Remo, le Tour de Lombardie, le Tour d'Émilie, le Circuit des 3 vallées Varésines, les 16e et 17e étapes du Tour d'Italie ; 2e au Het Volk, au championnat d'Italie sur route et au championnat du monde de poursuite.

1949
19 victoires, dont : le championnat du monde de poursuite, le championnat d'Italie sur route ; le Tour de France (à sa première participation, avec les 7e, 17e et 20e étapes, et le Grand-Prix de la montagne), le Tour d'Italie (avec les 4e, 11e et 17e étapes, et le Grand-Prix de la montagne) ; Milan-San Remo, le Tour de Lombardie, le Tour de Romagne; 2e au championnat d'Italie de poursuite, au Critérium des As et au championnat du monde sur route. Pour la première fois, le doublé Grande Boucle - Giro est réussi lors d'une année.

1950
6 victoires, dont : Paris-Roubaix et la Flèche Wallonne ; les 1re et 2e étapes du Gran-Precio Ciclomotoristico ; 2e au Grand-Prix de Lugano et au Trophée Baracchi (avec son frère Serse Coppi); 3e de Rome-Naples-Rome.

1951
6 victoires, dont : le Grand-Prix de Lugano, les 6e et 18e étapes du Tour d'Italie, et la 20e étape du Tour de France ; 2e au Grand-Prix des Nations, au Grand-Prix de la Montagne du Tour d'Italie et du Tour de Romagne.

1952
18 victoires, dont : le Tour de France (avec les 7e, 10e, 11e, 18e et 21e étapes), le Tour d'Italie (avec les 5e, 11e et 14e étapes), le Tour Méditerranéen (avec les 1re et 6e étapes) ; le Grand-Prix de Lugano ; 2e de Paris-Roubaix ; lauréat du Trophée Gentil.

1953
12 victoires, dont : le championnat du monde sur route ; le Tour d'Italie (avec les 4e, 11e, 19e et 20e étapes) ; le Trophée Baracchi (avec Riccardo Filippi); et le Bol d'Or des Monedières.

1954
15 victoires, dont : le Tour de Lombardie, le Trophée Baracchi (avec Riccardo Filippi) ; la 3e étape de Paris-Côte d'Azur ; les 4re et 20e étapes du Tour d'Italie ; les 2e et 4e étapes du Tour de Suisse ; la 2e place et la 4e étape du Gran-Precio Ciclomotoristico (Rome-Naples-Rome).

1955
11 victoires, dont : le championnat d'Italie sur route ; le circuit des 3 Vallées Varésines, le Trophée Baracchi (avec Riccardo Filippi) ; la 20e étape du Tour d'Italie, la 5e étape du Gran-Precio Ciclomotoristico ; 2e de Paris-Roubaix; 3e de Rome-Naples-Rome.

1956
2 victoires, dont le Grand Prix de Lugano.

1957
Trophée Baracchi (avec Ercole Baldini)

1958
3 victoires, dont les Six-Jours de Buenos-Aires

1959
2 victoires.

Tour de France
Lors du Tour de France 1949 :
son équipe était l'équipe d' Italie
le nombre de kilomètres parcourus : 4808 km
le nombre d'étapes : 21
la moyenne générale : 32,121 km/h
le second, Gino Bartali, est repoussé à 10' 55
Il gagne 3 étapes et le classement de la montagne
Lors du Tour de France 1952 :
son équipe était l'équipe d' Italie
le nombre de kilomètres parcourus : 4827 km
le nombre d'étapes : 23
la moyenne générale : 31,739 km/h
le second, Ockers, est repoussé à 28' 17.
Il gagne 5 étapes dont la première arrivée à l'Alpe d'Huez et au Puy-de-Dôme et le classement de la montagne
Il est le premier coureur à avoir réalisé l'exploit de remporter la même année Tour de France et Tour d'Italie. Une stèle lui a été dressée au col de l'Izoard en souvenir de ses exploits de 1949 dans l'ascension de ce col, au cours du Tour d'Italie et du Tour de France.

Il a battu le record du monde de l'heure en 1942 (45,871 km/h). Son record, longtemps jugé inaccessible, a été battu en 1956 par Jacques Anquetil.


source: fr.wikipedia.org/wiki
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# Posté le mardi 26 juillet 2005 17:44

le mont Ventoux

Col du Vaucluse, situé au nord-est de Carpentras, reliant la Provence aux Alpes.

Mont de légende, de mystère, de fantasme, le Ventoux – son nom signifie le venteux – fait peur. Du haut de ses 1909 mètres, il engendre le respect, le rêve dans le cœur des forçats de la route, comme les a surnommés Albert Londres au début du siècle. Légende? «Le mistral y souffle si fort que tu le passes en marche arrière», lâche Eric Caritoux, l’enfant du pays. «Je l’ai parcouru dans tous les sens. Par tous les temps. Il m’a fait rêver», rappelle le vainqueur de la Vuelta 1984, domicilié au pied de ce Géant de Provence, autre nom de cette montagne, dont la première ascension fut réussie par Patrarch au XIIIe siècle. Et gravie pour la première fois à vélo à la fin du XIXe siècle par le Marseillais Adolphe Benoit, directeur de la Provence sportive. «N’est pas fou qui monte au Ventoux, est fou qui y retourne», affirme un dicton provençal.
" J’ai plus souffert dans le Galibier, ou l’Izoard. Mais qui s’en souvient ? ", déclara un jour Miguel Indurain. Le mont Ventoux n’est ainsi ni plus raide, ni plus long, ni plus haut que bien d’autres sommets dressés pour anéantir le plus courageux des cyclistes. Il y a quelques années, Bernard Thévenet, double vainqueur du Tour (1975 et 1977), confessait dans nos colonnes : " Je n’y ai pas de souvenir particulier. Je dis ça, mais de cette ascension de 1970, lors de mon premier Tour, comme de celle de 1972, je peux presque jurer que j’ai gardé chaque mètre en tête. " Le " mont chauve " impressionne les mémoires. Les torture. Les éclaire. Il torture les hommes tout simplement. C'est en effet dans ce col que Tom Simpson est mort en 1969.
Le col a été gravi pour la 1 ère fois dans le Tour de France en 1951. Aujourd'hui, le Ventoux a connu 13 ascensions dont 7 arrivées d'étapes dans le Tour de France (2 fois contre-la-montre).


Caractéristiques:

Altitude : 1895 m (1965, 1967, 1972, 1974) ou 1909 m

versant sud, depuis Bédoin (84), montée de 21,5 km à 7,45 %. (dénivelée : 1610 m).
versant nord, depuis Malaucène (84), 21 km d'ascension à 7,45 % (dénivelée : 1570 m).
versant est, depuis Pont-sur-la-Nesque (84), 24,7 km de montée à 4,9 % (dénivelée : 1210 m).


Vainqueurs d'étape au sommet:

Charly Gaul 1958 (clm)
Raymond Poulidor 1965
Eddy Merckx 1970
Bernard Thévenet 1972
J -François Bernard 1987 (clm)
Marco Pantani 2000
Richard Virenque 2002

# Posté le mardi 26 juillet 2005 14:34

Modifié le mardi 26 juillet 2005 18:20

L'alpe d'huez

Station de sports d'hiver de l'Isère située sur la commune d' Huez, dans l'arrondissement de Grenoble, dans l'Oisans. Cette station climatique d'hiver et d'été, créée en 1936, est surnommée " l' île au soleil " en raison du fort ensoleillement qui y règne. Haut lieu du Tour de France, l' Alpe-d'Huez est la plus ancienne arrivée en altitude de la Grande Boucle(1952). Les arrivées d'étapes culminent à 1860 m. La station a été 24 fois ville étape du Tour de France (1 ère ascension contre-la-montre en 2004).



Le col en détail:

- 13,8 kilomètres à 7,9 % (dénivelée : 1130 m).
- 21 virages numérotés de 21 à 1.
- Du virage n° 21, dénivelée de 1054 mètres en 13 kilomètres.
- 2 km à plus de 10 %, puis de 8 à 10 % jusqu'à Huez, 7 % ensuite et 11 % du 11 ème au 12 ème km avec des passages à 13 %, puis 5 % dans le dernier kilomètre.


Les vainqueurs d'étapes lors d'arrivée au sommet:

Fausto Coppi (1952)
Joop Zoetemelk (1976)
Hennie Kuiper (1977)
Hennie Kuiper (1978)
Joachim Agostinho (1979)
Joop Zoetemelk (1979)
Peter Winnen (1981)
Beat Breu (1982)
Peter Winnen (1983)
Luis Herrera (1984)
Bernard Hinault (1986)
Federico Echave (1987)
Steven Rooks (1988)
Gert-Jan Theunisse (1989)
Gianni Bugno (1990)
Gianni Bugno (1991)
Andrew Hampsten (1992)
Roberto Conti (1994)
Marco Pantani (1995)
Marco Pantani (1997)
Giuseppe Guerini (1999)
Lance Armstrong (2001)
Iban Mayo (2003)
Lance Armstrong (2004)

# Posté le mardi 26 juillet 2005 14:25

Modifié le mardi 26 juillet 2005 17:40