Raymond POULIDOR

Raymond Poulidor (né le 15 avril 1936 à Masbaraud-Mérignat) est un cycliste français connu pour avoir souvent été « l'éternel second » face à Jacques Anquetil. Il est l'un des plus populaires cycliste français du XXe siècle.

Cycliste professionnel entre 1960 et 1977. Il a ainsi pu courir avec Bobet, Anquetil, Merckx et Hinault ! Il est en contrat avec « Mercier » durant toute sa carrière, sous différentes dénominations : « Mercier-BP » (1960-1967), « Fagor-Mercier » (1970-1971), « Gan-Mercier » (1972-1976) et « Miko-Mercier » (1977).

La rivalité Anquetil - Poulidor est l'une des grandes opposition du sport français des années 1960. Au début du XXIe siècle, « Poupou » déclenche encore des applaudissements nourris lors de ses passages au sein de la Caravane du Tour de France.

Vainqueur du Tour d'Espagne et de 7 étapes sur le Tour de France, Raymond Poulidor n'a jamais porté le maillot jaune. Raymond Poulidor qui symbolise en France l'« éternel second » a tout de même gagné 189 courses durant sa carrière professionnelle !

Son autobiographie est éditée en avril 2004 chez Jacob-Duvernet ("Poulidor par Raymond Poulidor"). Lire également le livre de Jean-Paul Ollivier aux éditions Glénat, publié en 1994, qui lui est consacré.


Palmarès:

Champion des champions français L'Equipe: 1974
Super-Prestige Pernod: 1964
Mendrisio d'Or: 1974
Challenge Yellow (Sédis): 1961, 1963, 1964, 1966, 1969, 1972, 1973
Prestige Pernod: 1964, 1966, 1969, 1972
Promotion Pernod (-25 ans): 1960, 1961
Chevalier de la Légion d'Honneur: 25 janvier 1973

7 victoires d’étapes sur le Tour de France (2e: 1964, 1965, 1974; 3e: 1962, 1966, 1969, 1972, 1976; 2e du classement du meilleur grimpeur: 1963 (3e: 1962, 1964, 1967))
Tour d'Espagne : 1964
4 victoires d’étapes sur le Tour d'Espagne
Championnat de France prof.: 1961
Paris-Nice : 1972, 1973
Critérium du Dauphiné Libéré : 1966, 1969
Milan-San Remo : 1961
Flèche Wallonne : 1963
Grand Prix des Nations : 1963
Grand Prix du Midi Libre : 1973
Critérium des As: 1968, 1972
Critérium National: 1964, 1966, 1968, 1971, 1972
Tour du Haut-Var: 1969
Semaine catalane: 1971
Course de côte de Montjuich: 1965, 1967, 1968
Grand Prix de Lugano: 1963
Nice-Seillans: 1969
Mont Faron: 1961, 1962, 1966
Côte d'Arrate: 1966, 1968
Polymultipliée: 1968
Critérium des Six-Provinces: 1969
Critérium de Châteaulin: 1967
Bordeaux-Saintes: 1960
Nice-Mont Agel: 1960
Mont Ventoux: 1960
Etoile des Espoirs: 1971
Bol d'Or des Monédières: 1963, 1967
A travers Lausanne: 1967
Course à l'américaine de l'Omnium de Cherbourg: 1974 (avec Patrick Sercu)
Cyclo-cross de Fontenay-sous-Bois: 1966 (avec Jean Graczyk, vice-champion olympique de poursuite par équipes en 1956 et Lauréat du Super Prestige Pernod 1960)


Source: http://fr.wikipedia.org/wiki

# Posté le mercredi 27 juillet 2005 07:30

Extraits du livre de Philippe Gaumont "prisonnier du dopage"

«Je les (NdlR: David Millar et d'autres coureurs anglophones de Cofidis) ai vus complètement défoncés. Ils avaient snifé des rails de poudre, obtenue en mélangeant des somnifères (du Stilnox) et des comprimés d'éphédrine (...). Ils s'amusaient à passer d'une chambre à l'autre, par le balcon, au huitième étage...»«Je crois que Vezzani (un médecin italien engagé par Cofidis) est arrivé en mai 1998. Nous étions en pleine préparation pour le Tour de France et il s'est occupé des coureurs qui allaient le disputer. Il y avait, entre autres, Julich, Livingstone, Rinero, Desbiens et moi. Depuis l'Italie, il nous envoyait en colis express de l'EPO et des hormones de croissance, emballés dans des packs de glace... Nous recevions les produits (...), accompagnés d'un protocole.»«Jo Planckaert m'a clairement déconseillé de me procurer de l'oxyglobine (NdlR: hémoglobine de synthèse, à usage vétérinaire) au printemps 2003, en me racontant qu'il en avait pris quelques semaines avant pour Paris-Roubaix. (...) pendant que Jean-Jacques (Menuet, le médecin de Cofidis) me faisait la perfusion, j'avais la trouille en me disant que c'était un truc pour les animaux. Pendant toute la course, j'ai eu mal au ventre», lui aurait dit Planckaert.


«J'ai ingurgité tout ce qu'il (un médecin) me donnait sans poser de questions. J'avalais tout ce qui était susceptible de me faire avancer plus vite. A aucun moment, en dix ans, je n'ai imaginé qu'on pouvait faire du vélo autrement.» «Pendant l'hiver ( 94-95), je m'allumais au pot belge. J'ai demandé aux anciens, si ça n'allait pas me griller... mais ils me rassuraient. (...) plus tard, j'ai commencé à prendre des amphétamines pour disputer la tournée des critériums (...) puis pour aller à l'entraînement. L'engrenage était terrible.» «Beaucoup de coureurs n'avaient plus de limites et abusaient dangereusement du produit (l'EPO). (...) En 1995, un des leaders de l'équipe Castorama avait failli mourir sur le Tour d'Italie. Son sang ressemblait à de la bouillie et un des soigneurs avait carrément dû le saigner...»«Ils (les coureurs étrangers de Cofidis en 1997) n'utilisaient des produits interdits que pour améliorer leur performances. Nous, Français, non seulement on se dopait, mais en plus, on se défonçait régulièrement à coups d'amphétamines et de pot belge...»


Gaumont évoque aussi l'argent gagné en vendant ses services à un adversaire, des combines pas toujours très reluisantes: «... Une fois, j'ai eu honte... C'était sur Paris-Nice, en 2003. Notre coéquipier kazakh Andrei Kivilev était mort deux jours plus tôt, des suites d'une chute (...) la course arrivait au Mont Faron (...) et Alexandre Vinokourov, meilleur ami de Kivilev, était bien placé pour prendre la tête du classement général. Une échappée était partie et dans l'oreillette, j'ai demandé à notre directeur sportif: Qu'est-ce qu'on fait? On aide les Telekom à rouler? (...) Avec sa voiture, il est monté à hauteur de celle de Telekom puis il nous a dit dans le micro: C'est bon, allez-y, je vous ai négocié 3.000€ par jour (à diviser en sept) jusqu'à dimanche. On l'a fait, on a roulé pendant trois jours, sans se poser de questions, Vino a gagné Paris-Nice et nous avons empoché l'argent. Dans les journaux, on décrivait la beauté de notre geste...»


Prisonnier du dopage, de Philippe Gaumont. Publié chez Grasset dans la série document.

# Posté le mercredi 27 juillet 2005 07:25

Le pot belge

Mélange de produits dopants. Il contient généralement des amphétamines, des antalgiques, de la caféine, de la cocaïne et de l'héroïne. On peut aussi y retrouver de la morphine et de l'éphédrine. Sa composition est en fait assez variable et dépend des sources d'approvisionnement. En conséquence, le consommateur ne peut être sûr de ce qu'il absorbe vraiment...

Du fait de sa composition, il induit rapidement une pratique addictive.

L'interaction inévitable de tous les produits entre eux est encore plus préoccupante. Il existe peu ou pas d'étude sérieuse à ce sujet. Seules les interactions entre la cocaïne et l'héroïne sont assez bien connues. Mais qu'en est-il des autres produits ? Les scientifiques sérieux estiment qu'au-delà de trois molécules médicamenteuses, les effets de leurs interactions sont quasiment imprévisibles. Les consommateurs de pot belge prennent donc, consciemment ou non, des risques terribles.

Les affaires récentes (procès de Rennes, procès de Reims, affaire de Cahors...) où le pot belge a été évoqué, montrent que sa consommation répond autant à des préoccupations de dopage qu'à une utilisation festive. Le cyclisme semble être à peu près le seul sport où cette utilisation festive s'est répandue, les autres sports se "contentant" du cannabis.
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# Posté le mercredi 27 juillet 2005 07:12

L'insuline

L'insuline est connue pour permettre la mise en réserve dans les tissus du sucre circulant dans le sang. Ce simple effet peut contribuer à accélérer la vitesse de la récupération après un effort. Son utilisation dans le cadre des sports d'endurance doit certainement être limitée ou tout du moins très contrôlée dans la mesure où des doses trop fortes aboutiraient à la prise de masse grasse.
En plus de son action hypoglycémiante (baisse du taux de sucre sanguin), ce qui est moins connu, c'est que l'insuline a été longtemps considérée comme le principal facteur contrôlant la croissance des tissus. Même si depuis, ce rôle a été attribué à une substance dont la structure lui est extrêmement proche - l'IGF-1-, il n'en reste pas moins que prise à hautes doses, l'insuline a des effets anabolisants qui ne sont pas négligeables. De plus, sa présence est nécessaire au maintien et parfois à l'activation de l'action d'autres hormones


Source: http://www.volodalen.com
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# Posté le mercredi 27 juillet 2005 07:08

Les anabolisants

Tout le monde a déjà entendu parler d'hormones anabolisantes. En physiologie, l'anabolisme représente l'ensemble des synthèses de molécules aboutissant à leur assimilation par l'organisme. Une hormone anabolisante est un produit qui favorise la constitution de tissus organiques à partir d'éléments simples puisés dans l'alimentation. Comme les tissus dont il est le plus question en sport sont les muscles, ces produits ont souvent été qualifiés d'engrais musculaires.

Puisqu'il s'agit de faire "pousser le muscle", nous concevons aisément le rôle que peuvent jouer ces substances dans toutes les disciplines de force - vitesse. Mais en endurance ! Dans des sports où la légèreté tient une place si importante ; il doit être impossible d'utiliser des produits qui augmentent le volume musculaire. A coup sûr, les hormones anabolisantes ne peuvent concerner les sports de durée !

Et bien détrompons-nous. Nous verrons que tout est possible à qui sait "jongler" entre produits et régimes alimentaires.
Mais avant cela, étudions le mode d'action des substances anabolisantes.

C'est quoi et comment ça marche ?

Le nom hormone vient du grec hormao signifiant je stimule, j'excite. Dans l'organisme, les hormones provoquent cette stimulation de façon analogue.
Produites dans des régions bien localisées (glandes), elles sont libérées dans la circulation, se déplacent dans tout l'organisme pour finalement venir se fixer sur des récepteurs spécifiques ; un peu comme une clé viendrait trouver le verrou pour lequel elle est faite.
Ce "déverrouillage" hormonal induit des suites de réactions qui aboutissent, dans le cas des hormones anabolisantes, à la construction de tissus vivants.

En fonction de leur formule chimique, de leur mode d'action ou encore de leur lieu de synthèse, il est possible de distinguer plusieurs catégories d'hormones anabolisantes. En ce qui nous concerne nous retiendrons :
- les hormones stéroïdes solubles dans les graisses. Elles proviennent de la transformation du cholestérol dans certaines glandes endocrines. La plus représentative est l'hormone mâle appelée aussi testostérone.
- les bêta-agonistes dont nous allons détailler le mode d'action
- les hormones peptidiques parmi lesquelles se trouvent la fameuse hormone de croissance, l'insuline… et de futures stars des médias comme les facteurs de croissances (IGF-1).

Pour comprendre plus finement le mode d'action de ces hormones, prenons le cas des bêta-agonistes.

Les bêta-agonistes ou bêta-stimulants sont des substances qui agissent principalement sur le système nerveux autonome. Ce réseau nerveux comprend :
- des voies de circulation (les fibres) qui partent du cerveau (hypothalamus) et descendent par la moelle épinière pour ensuite se distribuer à tous les étages du corps
- des aires de repos et de ravitaillement (les ganglions)
- des éléments cibles qui sont en fait tous les organes et viscères du corps
- des transporteurs qui assurent la liaison entre les voies de circulation et les organes
Son rôle est d'assurer le maintien du milieu intérieur de l'organisme dans des limites compatibles avec la vie et ceci en dépit des variations de l'environnement. Pour ce faire, il dispose d'un double système de commandes contradictoires : le système parasympathique (calmant) et le système orthosympathique (excitant). Dans le premier cas, le messager s'appelle l'acétylcholine, dans le second l'adrénaline. C'est à ce transmetteur que nous allons nous intéresser.
L'adrénaline est donc l'hormone du système permettant d'activer l'organisme. Elle est la clé qui assure l'ouverture des petits verrous appelés récepteurs bêta qui sont présents sous des formes différentes à plusieurs endroits stratégiques de l'organisme (cœur, artères, bronches, muscles…). La libération d'adrénaline met l'organisme en état de préparation à l'action. Elle active les grands systèmes fonctionnels (respiration, circulation), joue sur les émotions et la pensée. Mieux encore, elle renforce l'organisme pour d'éventuelles actions à venir (synthèses protéiques).
Or, les bêta agonistes viennent se placer sur les récepteurs à adrénaline provoquant les mêmes réactions que cette dernière. A terme, ils permettent un gain considérable de masse musculaire et une diminution non moins importante des graisses corporelles.

A présent que nous avons entrevu le mode d'action des hormones anabolisantes, voyons comme elles ont pénétré le secteur sportif.

Histoire

Nous avons signalé que les athlètes grecs se doutaient déjà que la force des animaux résidait dans leurs testicules. A la fin du 19ème, un physiologiste français réputé répondant au doux nom de Edouard Brown-Séquard s'enticha à le montrer. Pour ce faire, il fit un mélange de sang issu de testicules animales, de sperme, d'extraits de testicules de chien et de porc et se l'injecta en sous cutané. A ses dires, il ressentit de suite une vigueur accrue, des capacités intellectuelles revigorées.
Quarante ans plus tard, l'hormone mâle est isolée puis synthétisée. Dès lors, les sportifs disposent des clés permettant à la kyrielle "d'ouvriers" de leur organisme d'activer les machines de l'usine cellulaire. La fabrication industrielle de tissus organiques peut s'enclencher ; l'ère du dopage à la testostérone peut commencer.

Déjà dans les années d'avant guerre, puis dans les années 50, les rumeurs font état d'utilisation de stéroïdes anabolisants par les athlètes soviétiques. Après confirmation auprès de leurs homologues russes, les coaches américains suivent la tendance.
Dans les années 60, les records, dans les disciplines de force comme les lancers, s'envolent. Les athlètes acquièrent une nouvelle stature ; des gabarits "jamais vus" investissent les stades. Si l'effet sur les sportifs hommes est important, nous verrons qu'en ce qui concerne les femmes, il est déconcertant.

Mais quel rapport avec les sports d'endurance me direz-vous ! Nous y venons.
Pour "gagner du muscle", il ne suffit pas de se gaver de testostérone. Il faut parallèlement s'entraîner très dur en pratiquant des exercices de force. Il convient également de manger énormément de produits d'origine animale (protéines). Des régimes de près de 9 000 kcal par jour permettent d'espérer des prises de poids pouvant dépasser 25 kg en quelques mois.
Cependant en cas de prise de testostérone couplée avec un régime pauvre en lipides et en protéines, le poids reste stable.
C'est tout bénéfice pour les sportifs d'endurance qui peuvent bénéficier de tous les autres effets des anabolisants stéroïdiens sans augmenter leur poids. Parmi les avantages recherchés citons la limitation des effets de la fatigue, l'accélération de la vitesse de récupération donc la possibilité de s'entraîner davantage, l'augmentation de la volonté et de la confiance en soi.
Ces prérogatives n'ont pas laissé insensibles les vedettes des sports d'endurance. Depuis l'instauration des contrôles, de nombreux coureurs ont été pris positifs aux anabolisants : 1983, le Finlandais Vainio trouvé positif au marathon de Rotterdam ; 1984, le même finlandais 2ème du 10 000m olympique est disqualifié pour faits de dopage aux anabolisants ; 1987, Le Polonais Antoni Niemczak arrivé deuxième du marathon de New-York ; 1988, la marathonienne belge Ria Van Landeghem est trouvée positive lors du contrôle préolympique ; 1990, la Soviétique Sirjet Eichelman 4ème du marathon de Los Angeles ; au mois d'avril de la même année, en France, un coureur de marathon et un spécialiste de 100 km subissent un contrôle positif à la nandrolone (stéroïde anabolisant)…
Depuis 20 ans des dizaines de marathoniens et autres spécialistes d'endurance se sont fait prendre pour prise d'anabolisants. Quand on connaît les difficultés et les lacunes des contrôles, on imagine l'ampleur du phénomène.
Les avantages semblent tels que la plupart des spécialistes pourraient y avoir recours. En 1973, Jean-Marie Wagnon un des meilleurs coureurs français déclare même qu'aucun grand champion de demi-fond et de fond ne peut se passer des produits anabolisants.

Ce faisant, ils acceptent de mettre en péril leur santé.

Les risques

La prise de testostérone peut provoquer des intoxications avec lésions de cellules du foie, augmenter le risque de cancers et d'accidents cardio-vasculaires.
Chez l'homme l'injection de testostérone inhibe la production de cette hormone par l'organisme et peut conduire à des atrophies des testicules. Enfin, une partie des hormones stéroïdes est susceptible de se transformer en œstrogène (hormone féminine) et engendrer la formation de seins chez des sujets masculins. Mais dans l'ensemble, l'effet des stéroïdes anabolisants sur les caractères secondaires sexuels se fait plutôt sentir dans le sens inverse.
Etant une hormone masculinisante, la testostérone provoque, chez la femme, la survenue de caractères masculins. En moins d'un mois, le visage et le dos se couvrent d'acné dans plus d'un cas sur deux ; les secrétions de sébum gras augmentent au niveau de la peau et des cheveux (récepteurs cutanés). La libido est souvent exacerbée. En quelques mois, la voix devient rauque (les cordes vocales s'épaississent), les cheveux deviennent plus fins et moins long, leur chute s'accroît. Une calvitie précoce peut apparaître au niveau des lobes frontaux. En revanche, le menton et le dessus de la lèvre supérieure se couvrent de poils. La toison pubienne s'agrandie vers le bas. La face interne des cuisses, le tour des mamelons et la région située entre les seins se couvrent d'une pilosité typiquement masculine. Les règles sont stoppées, le clitoris et les grandes lèvres ont tendance à grandir, les seins s'atrophient, le bassin s'affine tandis que les épaules s'élargissent. Selon le régime alimentaire, les muscles peuvent grossir, leur relief s'accroît. Les comportements tendent vers une recherche effrénée de plaisir et une agressivité décuplée.

Bien qu'impressionnants, ces symptômes ne semblent pas constituer un facteur limitant la prise de stéroïdes anabolisants. Depuis que les premières lois anti-dopages ont été promulguées, la seule chose qui paraisse stopper la prise d'un produit c'est son caractère détectable.
En 1973, l'équipe anglaise dirigée par le professeur Brooks mit au point une méthode de détection des anabolisants. Cependant, la découverte n'eut pas d'effets marqués. En effet, il suffisait que les sportifs arrêtent la prise de dopants 2 ou 3 semaines avant le contrôle pour qu'ils ne soient pas positifs. Or, l'arrêt des anabolisants même plusieurs mois avant les compétitions n'a pas d'effets très marqués sur la capacité de performance.
L'inefficacité des contrôles est montrée par le fait qu'en 20 ans, les athlètes de l'ex-RDA qui utilisaient ces produits en quantité industrielle n'ont connu qu'un seul contrôle positif. De même, Ben Johnson confondu "par bêtise" en 1988, a passé sans encombre des dizaines de contrôles anti-dopages alors qu'il se dopait aux stéroïdes anabolisants depuis plus de 7 ans.


Source: http://www.volodalen.com
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# Posté le mercredi 27 juillet 2005 07:06