Stephen ROCHE

Arrivée en France à tout juste vingt ans de son Eire natale, Stephen Roche connaît le sens des mots doute et patience. Les longs mois de galère à l'ACBB, en région parisienne, ont endurci ce garçon élégant et sympathique que certains jugeaient trop frêle, inapte à la souffrance. Mais Roche a bien fait de s'accrocher et de croire en son étoile. Sur le Tour, elle brille une première fois en 1985. Sous le maillot de La Redoute, il accomplit un exploit d'envergure en gagnant au sommet de l'Aubisque. Il prend la troisième place au final, derrière le tandem Hinault-Lemond, qu'il fut le seul à faire vaciller. Mais c'est en 1987 que l'astre irlandais va briller de mille feux. Il devient le premier irlandais à remporter le Tour de France, au terme d'une lutte acharnée contre Delgado, Bernard et Mottet.

L'année de tous les bonheurs, de tous les triomphes et de toutes les couleurs: après le rose du Giro et le jaune du Tour, c'est l'arc-en-ciel qui l'attend au championnat du monde, dont il sort vainqueur. Stephen Roche devient le géant vert et pénètre dans la légende. L'Irlandais aura donc concentré en quelques mois tous les bonheurs possibles. Peut-être une juste récompense pour les déchirures passées, et celles à venir. Car jamais Stephen ne retrouvera après cette année folle une condition et une réussite similaires. Pas même sur le Tour de France, en dépit de sa neuvième place en 1989, ou de sa dernière victoire, à la Bourboule, trois ans plus tard.


Palmarès:

1981 (10)
Paris-Nice
Tour de Corse
Circuit d'Indre-et-Loire
Etoile des Espoirs
Deux étapes de l'Etoile des Espoirs
Une étape de Paris-Nice
Une étape du Tour de Corse
Une étape du Circuit d'Indre-et-Loire
Une étape du Tour de l'Avenir
2ème du Grand Prix des Nations
3ème du Grand Prix de Cannes
-

1982 (0)
2ème de l'Amstel Gold Race
3ème du Trophée Baracchi
3ème des Quatre Jours de Dunkerque
-

1983 (5)
Grand Prix de Wallonnie
Etoile des Espoirs
Tour de Romandie
Paris-Bourges
Une étape de Paris-Bourges
2ème du Tour du Haut-Var
3ème du Championnat du Monde
3ème du Grand Prix de Plouay
3ème du Tour du Tarn
-

1984 (4)
Nice-Alassio
Tour de Romandie
Subida a Arrate
Une étape de Paris-Nice
2ème du Tour Méditerranéen
2ème de Paris-Nice
2ème du Tour de l'Oise
3ème du Grand prix des Nations
3ème du Critérium International
-

1985 (13)
Critérium International
Tour Midi-Pyrénées
Deux étapes du Dauphiné-Libéré
Deux étapes du Tour d'Irlande
Une étape de Paris-Nice
Une étape du Critérium International
Une étape du Tour Midi-Pyrénées
Une étape du Tour de France
Chaumeil
Les Ormes
Loudéac
2ème de Paris-Nice
2ème d'une étape du Tour de France
3ème de Liège-Bastogne-Liège
3ème du Tour de France
3ème du Tour Méditerranéen
-

1986 (0)
2ème d'une étape du Tour d'Italie
-

1987 (15)
Championnat du Monde
Tour d'Italie
Tour de France
Tour de Valence
Tour de Romandie
Deux étapes du Tour de Romandie
Deux étapes du Tour d'Italie
Une étape du Tour de Valence
Une étape de Paris-Nice
Une étape du Tour de France
Kortenhoef
Dublin
Aalsmeer
2ème de Liège-Bastogne-Liège
2ème du Critérium International
2ème de trois étapes du Tour de France
2ème d'une étape du Tour d'Italie
-

1988 (0)
-

1989 (4)
Tour du Pays-Basque
Une étape de Paris-Nice
Une étape du Tour du Pays-Basque
Une étape des Quatre Jours de Dunkerque
2ème de Paris-Nice
3ème du Critérium International
3ème des Quatre Jours de Dunkerque
-

1990 (2)
Quatre Jours de Dunkerque
Calais
2ème de Paris-Nice
-

1991 (3)
Semaine Catalane
Critérium International
Brioude
-

1992 (1)
Une étape du Tour de France
2ème d'une étape du Tour de France
2ème d'une étape du Tour de Suisse
-

1993 (1)
Château-Chinon


Sources: www.eurosport.fr
http://velopalmares.free.fr/
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# Posté le jeudi 28 juillet 2005 17:27

Claudio CHIAPPUCCI

En un siècle d'histoire, Claudio Chiappucci est avec Ottavio Bottechia le seul italien à être monté trois fois de suite sur le podium du Tour de France. Deuxième en 1990 et 1992, troisième en 1991, le "Diable" n'a jamais pu gravir l'échelon final, essentiellement à cause de ses lacunes contre-la-montre, et de la grande qualité de ses rivaux, Greg Lemond puis Miguel Indurain, dans cet exercice. Malgré sa fabuleuse épopée de Sestrières en 1992 (étape considérée parfois, à tort ou à raison, comme le "sacre de l'EPO"), c'est sans doute l'édition 1990 qui doit laisser le plus de regrets au flamboyant italien, attaquant infatigable. Dès la première étape, il prend dix minutes d'avance aux favoris en compagnie de Maasaen, Bauer et Pensec. Globalement, il résiste bien à Lemond dans la montagne, mais se fait piéger dans l'étape de Saint-Etienne, où il lâche cinq minutes. C'est là qu'il laisse le Tour s'envoler et, avec lui, la plus belle chance de sa vie.


Palmarès:

1985 à 1988 (0)
-

1989 (2)
Coppa Placci
Tour du Piemont
-

1990 (5)
Une étape de la Semaine Sicilienne
Une étape de Paris-Nice
Geraardsbergen
Quillan
Silea
2ème des Trois Vallées Varésines
2ème du Tour de France
3ème du Championnat de Zürich
3ème du Tour du Frioul
3ème de la Semaine Sicilienne
-

1991 (9)
Milan-San Remo
Tour du Pays-Basque
Deux étapes de la Semaine Catalane
Une étape du Tour du Pays-Basque
Une étape du Tour de France
Une manche du Trytique Prémondial
Lombron
Roosendaal
2ème du Tour de Murcie
2ème de trois étapes du Tour d'Italie
3ème du Tour des Apenins
-

1992 (14)
Tour des Apenins
Subida a Urkiola
Tour du Trentin
Une étape du Tour du Trentin
Une étape du Tour de France
Une manche du Trytique Prémondial
Une étape du Classico RCN
Firenze
Boxmeer
Castillon-la-Bataille
Tiel
Emmen
La Louvière
Navarra
Meilleur Grimpeur du Tour de France
2ème d'une étape du Tour de France
2ème d'une étape du Tour d'Italie
-

1993 (11)
Classica San Sebastian
GP Nencini
Coppa Sabatini
Japan Cup
Une étape du Tour d'Italie
Une étape du Tour de France
Fribourg
Firenze
Lourdes
Lamballe
Innsbrück
2ème du Grand Prix du Canton d'Argovie
2ème du GP Telekom
2ème de l'Escalade de Montjuich
2ème du Tour du Trentin
3ème du Tour de Venetie
3ème du Tour d'Emilie
-

1994 (7)
Trois Vallées Varésines
Japan Cup
Tour de Catalogne
Une étape du Tour de Gallice
Une étape du Tour de Catalogne
Quillan
Monserrato
2ème du Championnat du Monde
2ème du Tour des Apenins
2ème de Subida a Urkiola
2ème du Tour de Gallice
2ème de l'Escalade de Montjuich
3ème de la Coppa Sabatini
3ème de Alcobendas
3ème du Tour du Pays-Basque
-

1995 (9)
Tour du Piemont
Japan Cup
Escalade de Montjuich
Une étape de l'Escalade de Montjuich
Lonate Pozzolo
Klagenfurt
Nice
Monserrato
Gandia
4ème du Tour des Flandres
4ème de Larciano
-

1996 (0)
3ème de Larciano
3ème du Critérium des Abruzzes
3ème du Grand Prix de Fourmies
3ème de la Coppa Sabatini
-

1997 (0)
2ème du Tour de Sardaigne
9ème du Grand Prix de Plouay
-

1998 (1)
Toulouse


source: www.eurosport.fr
http://velopalmares.free.fr/
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# Posté le jeudi 28 juillet 2005 17:20

Charly GAUL

Charly Gaul, né le 8 décembre 1932 à Esch-sur-Alzette ( Luxembourg), est un coureur cycliste. Surnommé Le Grimpeur ailé, L'Ange de la montagne. son lieutenant était Marcel Ernzer.


Palmarès:

Trophée Edmond Gentil (exploit cycliste de l'année): (1958)
Tour d'Italie : (1956, 1959) (3e: 1958, 1960)
Tour de France : (1958) (10 étapes en 10 éditions; 3e: 1955, 1961) (Grand Prix de la montagne: 1955, 1956 (2e: 1958, 1959, 1961))
Tour du Luxembourg : (1956, 1959, 1961)
Champion du Luxembourg: 1956, 1957, 1959, 1960, 1961, 1962 (route)
Champion du Luxembourg: 1954, 1962 (cyclo-cross)
Tour du Sud-Est : (1955)
Circuit des 6 Provinces : (1954)
Ascension du Mont Faron: 1958
3e du Challenge Desgrange-Colombo: 1958
Tour de France (1958) : Équipe : Hollande-Luxembourg
kilométrage : 4319km
nombre d'étapes : 24
moyenne générale : 36,919km/h


Source: http://fr.wikipedia.org/wiki

# Posté le jeudi 28 juillet 2005 17:12

Gino BARTALI

Si Fausto Coppi avait conquis hors de la Péninsule une popularité inégalée pour un coureur transalpin, Gino Bartali reste en revanche le dieu du cyclisme transalpin pour tous les Italiens. Il est difficile d'imaginer aujourd'hui les scènes de liesse, mais aussi d'hystérie, que le Toscan provoquait à chacune de ses sorties dans son pays. "N'y touchez pas, c'est un dieu", s'est même écrié un jour un général italien venu assistez à l'arrivée d'une étape en1938. Adoré, vénéré, Bartali conservera toujours une place à part dans le coeur du sport italien.

Dans celui du Tour de France également. Ce Tour que Gino Bartali est le seul en cent ans d'histoire à avoir gagné à dix années d'intervalle. Une décennie sépare en effet sa première victoire (1938) de sa deuxième, et dernière (1948).Une décennie mais surtout une effroyable Guerre, qui a frustré l'Italien pendant ses meilleures années. Combien de Tours aurait-il inscrit à son palmarès sans ce long trou noir? On peut débattre pendant des heures là-dessus, de manière forcément stérile.

Ce qui apparaît certain, c'est que Bartali se serait forcément imposé à plusieurs reprises entre 1940 et 1946. Aucun de ses adversaires de l'époque n'aurait pu lui arriver à la cheville, notamment en montagne. Lors de certaines soirées bien arrosées, Gino prétendait qu'il aurait fini sa carrière avec sept ou huit Tours en poche sans cette maudite Guerre. Personne ne l'a jamais contredit.

On ne peut appréhender le champion Gino Bartali sans évoquer l'aspect mystique de l'homme. Homme imprégné d'une foi profonde, il n'était pas surnommé pour rien "Gino le pieux". Cette force venue de l'intérieur, il la puisait aussi dans la douloureuse perte de son frère, décédé dans une course en 1934. Il était d'ailleurs l'ami personnel du Pape Pie XII. Cet aspect du personnage, fondamental, rejaillissait sur son comportement en course, où il affichait un grand respect de ses adversaires, mais aussi des organisateurs.

Lors de sa première apparition sur le Tour de France, en 1937, Bartali, âgé de seulement 22 ans, doit quitter la course après une chute, alors qu'il avait pourtant endossé le maillot jaune. Avant d'abandonner, il prit la peine d'avertir personnellement Henri Desgrange, d'un demi-siècle son aîné, de sa décision. "Vous êtes le premier à me saluer avant d'abandonner. Vous êtes un brave garçon, Gino. Nous nous reverrons l'an prochain et vous gagnerez ", avait répondu le patron, ému.

Desgrange avait vu juste. En 1938, le Florentin surmonte toute les épreuves: la densité de l'équipe belge, le froid, la pluie, et même une crevaison dans l'Iseran qui aurait pu lui coûter cher. Mais Bartali fait la différence dans l'étape la plus dure de cette édition, entre Digne et Briançon. Magnifique, Gino se balade dans Vars et Allos, et s'impose avec plus de cinq minutes d'avance sur Vicini, et 17 sur Félicien Vervaecke, son plus sérieux rival jusqu'ici, qui sera d'ailleurs son dauphin à Paris.

Une étape qui résume à merveille ce qu'était Gino Bartali. Un empereur de la montagne, capable de prendre une minute au kilomètre sur un démarrage. Au soir de son premier sacre, il n'a que 23 ans. Une dynastie semble s'ouvrir, mais c'est avec dix ans de plus qu'il reviendra sur le Tour en 1948. Pour une nouvelle victoire éclatante, malgré Bobet, malgré Robic. Avec sept succès d'étapes à la clé, dont trois consécutivement dans les Alpes, devant des milliers de supporters italiens en transe. Muette depuis dix longues années, la légende reprenait vie. Pour ne plus s'arrêter.

Ses dernières apparitions seront moins glorieuses, marquée par une rivalité tendue avec Fausto Coppi, l'autre géant italien, mais aussi par une sortie peu glorieuse en 1950. Bousculé par un spectateur dans les Pyrénées, Gino le pieux grossit l'incident et décide d'abandonner, ce qui était son droit le plus strict, mais entraînant avec lui toute l'équipe italienne, ce qui était plus discutable.

Mais l'Italie, comme le Tour d'ailleurs, ont vite pardonné cet écart à cet immense champion et à ce grand homme, qui restera jusqu'à sa mort, à l'âge de 86 ans en l'an 2000, une figure éminemment respecté dans le milieu du vélo.




Palmarès:

2 Tours de France : 1938, 1948 ; (2e: 1949)

2 fois Meilleur Grimpeur : 1938, 1948

12 Victoires d'étape :
1950 :
11ème : Pau - St Gaudens
1949 :
16ème : Cannes - Briançon
1948 :
1ère : Paris - Trouville
7ème : Biarritz - Lourdes
8ème : Lourdes - Toulouse
13ème : Cannes - Briançon
14ème : Briançon - Aix les Bains
15ème : Aix les Bains - Lausanne
19ème : Metz - Liège
1938 :
11ème : Montpellier - Marseille
14ème : Digne - Briançon
1937 :
7ème : Aix les Bains - Grenoble

3 Tours d'Italie: 1936, 1937, 1946 (2e: 1939, 1947, 1949, 1950)
Champion d'Italie sur route: 1935, 1937, 1940, 1952
Milan-San Remo: 1939, 1940, 1947, 1950
Tour de Lombardie: 1936, 1939, 1940
Tour de Suisse: 1946, 1947
Tour du Piémont: 1937, 1939, 1951
Tour de Toscane: 1939, 1940, 1948, 1950, 1953
Tour de Romandie: 1949
Tour de Calabre: 1952
Tour de Campanie: 1940, 1945
Tour d'Emilie: 1953, 1954
Trois Vallées varésines: 1938
2e du Challenge Desgrange-Colombo: 1949 (3e: 1948)


Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/
http://www.eurosport.fr
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# Posté le jeudi 28 juillet 2005 17:04

Thierry MARIE

Deux grands yeux bleus et des jambes de fer. Cette description trop rapide vaut ce qu'elle vaut, mais elle caractérise finalement assez bien Thierry Marie. Formidable rouleur, le Normand s'est surtout affirmé comme le meilleur spécialiste du prologue de sa génération. Il l'a gagné à trois reprises, en 1986, 1990 et 91. Gräce à ce triple exploit, Marie est un des huit coureurs français à avoir porté le maillot jaune sur au moins trois éditions du Tour de France (avec Leducq, Bobet, Bauvin, Darrigade, Anquetil, Hinault et Fignon).

Mais son palmarès sur les routes de juillet est loin de se limiter à ces mises en jambes. Thierry Marie s'est également offert trois étapes en ligne. La plus belle, la plus mémorable, reste à n'en pas douter son héroïque envolée victorieuse de 234 kilomètres entre Arras et Le Havre. Chez lui, en somme. Une véritable épopée, la deuxième plus longue échappée solitaire de l'histoire du Tour. Il comptabilise 67 victoires professionnelles.


Palmarès:

Paris-Camembert 1 (1990)
La Côte Picarde 1 (1995)
Tour du Limousin 1 (1985)
Tour de l'Oise 1 (1992)
Tour des Pays-Bas 1 (1988)
6 étapes du Tour de France: 1992 : 18ème : Montluçon - Tours
1991 : Lyon (Prologue)
6ème : Arras - Le Havre
1990 : Futuroscope (Prologue)
1988 : 20ème : Clermont-Ferrand - Chalon sur Saône
1986 : Boulogne-Billancourt (Prologue)


Sources: www.eurosport.fr
www.lequipe.fr

# Posté le jeudi 28 juillet 2005 07:10